les cahiers de richard

Bio-bibliographie de richard lick

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Bibliographie

Etude sur les liens entre l'introduction des nouvelles technologies et l'organisation du temps de travail, Luxembourg, CEE, 1985  (avec Jean François. Dumortier et Ralf Luedecke)
L'impact de la fonction de communication sur les structures sociales, Bruxelles, Fast, 1986, 322 pages
La juste communication, préface de Riccardo Petrella, Paris, La Documentation française, 1988, 132 pages
Mémoire de la formation, histoire du cesi, préface de Pierre Caspar(lire), les éditions du cesi, Paris, 1996, 352 pages
Chroniques 1947-2017 in Aujourd’hui, Demain, Paris, ANDCP 1997, 176 pages
Contribution à l'ouvrage édité par Claude Dubar et Charles Gadéa, La promotion sociale en France, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 1999, 278 pages
Co-auteur de Penser avec l’entraînement mental, ouvrage collectif de Peuple et culture aux éditions Chroniques sociales(lire un extrait), Paris 2004, 246 pages
La maîtresse au milieu, à compte d’auteur, Paris 2005
(lire)
Ancien rédacteur de la revue « réseau formation », a publié de nombreux articles, notamment dans la revue Personnel
Depuis 2008 écrit seulement des articles concernant le patrimoine maritime.

Biographie

1946 naissance aux Lilas, alors dans le département de la Seine, de Richard Marc Lick, fils de Marie Groschêne, crémière, orpheline, originaire de Basse Normandie et de Lucien Lick, conducteur d’autobus, récemment revenu d’un camp de prisonniers de Bohême, fils d’un couple d’épiciers, d’une famille originaire du Luxembourg.
Ecole primaire aux Lilas à l’ombre de Paul de Kock. Habite boulevard de la Liberté.
Au Lycée Voltaire à Paris dès le petit Lycée, fréquente Alain Chany, Alan Stivell, Richard Dembo et tant d’autres, mais pas Alain Madelin. Fait de la philo avec Fieschi, rate donc son bac et apprend de la philo avec El Kaïm l’année suivante. Tendances anarchistes marquées, diffuse le Monde Libertaire. Il succombe malheureusement aux sirènes maoïstes qui le conduiront à l’UJCML de Benny Levy, futur spécialiste de la Torah. Le chemin aurait pu être celui qui passe par Sartre, ce fut celui des collections de timbres-poste et du dogmatisme. Ou l’inverse. Rougira d’avoir confondu la Commune de Shanghai et celle de Paris. En revanche ne regrettera pas son soutien au Vietnam.
1966 études d’histoire à la Sorbonne en dilettante.
1968 prend une part désengagée aux événements, occupe les lieux à temps partiel, traverse les manifestations en diagonale. Se voit donner sa licence par des mandarins soucieux de le voir s’éloigner de leur périmètre, fut-il de gauche.
1969 n’entre pas à la Gauche prolétarienne, se marie avec une Helléniste, fille de comédiens qui chante dans l’Eglise de la Madeleine. A l’ombre de Villa-Lobos.
1970 s’intéresse enfin à ses études et fait une maîtrise d’histoire à l’université de Caen. Pierre Chaunu (à l’époque à la droite de la droite) en ferra éditer le texte dans une revue scientifique. Découvre la même année le yachting à voile et la course croisière en Manche. A ce moment c’est James Joyce qui l’ombrage.
1971 incorporé au 1° régiment d’Infanterie de Marine, il est rapidement envoyé comme professeur d’histoire au Prytanée Militaire à l’ombre de Descartes.
1972 enseigne l’histoire, le français, la musique et le travail manuel à Gacé dans le département de l’Orne. La jeune pianiste helléniste le largue pour un philosophe membre de la Gauche prolétarienne. Bien que porté à cette époque vers la théologie, il lit sur la route en boucle. Renonce pour toujours au terrorisme et à la violence à cause des attentats de Munich. Aspire à devenir un clochard céleste. A l’ombre de Jack Kerouac.
1973 abandonne bruyamment l’Education Nationale pour rejoindre un groupe de marginaux construisant un voilier dans le port de Sète. Préparation de la course autour du monde en équipage. Par Actuel, rencontre une jolie rousse underground sur un quai de métro, naturellement. A l’ombre de Spinoza cette fois dont il porte religieusement un volume de l’éthique à la main.
Le bateau ne sera jamais achevé faute d’argent. Quitte la Pointe Courte pour l’Orient avec une partie de l’équipage. Vit dans les grottes de Matala en Crète avec la communauté hippie. A l’ombre de Zeus donc, là où il déposa Europe enlevée.
Retourne à Paris pour emmener la jolie rousse dans une nouvelle équipée dont le but est d’aller construire un voilier aux Célèbes. Le financement de l’affaire relève de la reprise individuelle. A l’ombre de Jules Bonnot. Choléra à Athènes. Crise de Chypre.
Istanbul, c’est l’Orient. En train jusqu’à Téhéran où le Shah règne encore. Pour tout ce qui concerne cette région lire l’Usage du monde de Nicolas Bouvier. Voyage à l’ombre d’Omar Khayyâm, par chance tous les Persans étaient poètes.
Herat. Ecoute les trente et une langues de l’Afghanistan et les grelots des chevaux.
Traverse l’insurrection royaliste du Nord redescend par le tunnel de Salang. Franchit la passe de Khyber le 1 décembre 1973.
1974 se plonge de façon indélébile dans le sub-continent indien : Peshawar, Lahore, Delhi, Bombay, Khajurâho, Bénarès, Dharamsala, Calcutta. A l’ombre du Gange.
De Bangkok descend à travers la jungle de Malaisie, halte à Penang et Ipoh. Arrive à Singapour dans un camion de poissons. Rentre à Londres avec la rousse, tandis que les autres continuent : construiront le bateau ou connaîtront les prisons australiennes.
1975 travaille quelques mois en France comme employé de bureau et reprend la route jusqu’à Kaboul.
1976 à Royan, enseigne le français à des Saoudiens, réalise une mission très particulière pour le Quai d’Orsay, passe une licence de lettres modernes à Bordeaux, épouse la jolie rousse. A l’ombre de Neptune.
1977 à Akokan au Niger, en plein Sahara, enseigne le français, les langues vivantes et mortes, etc. aux enfants des mineurs d’uranium. Ensoleillement maximum.
1979 enseigne l’histoire et la géographie à l’école Pascal et à l’institut du hameau de Grignon. Faute de compétences particulières, s’auto proclame formateur d’adultes et permet ainsi à des personnes d’apprendre la gestion financière dont il ignore tout.
1980 devient enseignant à l’Ecole des Ponts et Chaussées à l’invitation d’Alain Houziaux.
1981 Rencontre de Laurence Crayssac qui le convainc de rejoindre Culture et Profession, équipe qu’elle  dirige à la Cegos. La gauche prend alors le pouvoir et il se sent du côté du manche. Pendant sept ans, il va donc fréquenter le patronat sans état d’âme. Anime des stages de formation pour cadres.
1982 commence à animer des séminaires à Genève sur la lecture et l’écriture.
1983 naissance d’une première fille : Sarah.
1985 décide de refaire du bateau mais avec femme et enfant.
1986 publie, grâce à Riccardo Petrella, la Juste communication à la Documentation française. Pas un succès de librairie mais de bibliographies universitaires.
1987 une deuxième fille Sophie, rejoint la famille.
1988 la direction de la Cegos supprime Culture et Profession en pleine gloire. Les patrons n’ont plus besoin de la gauche. Conçoit des doutes et rejoint, à l’invitation de Bernard Ribeaud, le Cesi, sur l’unique motif qu’il s’occupe de la formation des chômeurs.
1991 première guerre du Golfe, se sent concerné par le conflit et en accord avec la coalition. Travaille alors à animer des séminaires de gestion de crise. Se sent victime myope d’une manipulation, commence à s’interroger sur la nature du pouvoir. Mort de son père. Débute la pratique du yoga.
1996 publie Mémoire de la formation, histoire du Cesi à la demande de Jacques Bahry.
1997 rejoint le groupe des Ouvriers de l’entraînement mental dans les locaux de Peuple et Culture. Rencontre Joffre Dumazedier, polémique sur l’usage du mot « libertaire ». Comprend enfin que le pouvoir est maudit, renonce à toute forme de son exercice et renoue avec l’attitude anarchiste.
1998 commence la rédaction jamais achevée de Paris-Genève à l’instigation d’Antoine Capell.
1999 participe avec Jacky Beillerot, Jacques Bourquin, Brigitte Bouquet, Jean-François Chosson,  Jean-Marc Huguet,  Françoise F. Laot, Vincent Peyre,  Noël Terrot,  André Voisin et Jean-Jacques Yvorel  à la création du Gehfa.
2000 approfondit son travail personnel de réflexion qui va lui permettre de se définir désormais : athée, libertaire, matérialiste, pacifiste. Ne se sentira plus à l’ombre de personne mais y voit un signe de vieillissement.  Découvre Joseph Jacotot au moment où il renoue avec la formation initiale, en devenant formateur d’apprentis ingénieurs.
2001 commence la rédaction de la Maîtresse au milieu
2003 Peuple et culture publie Penser avec l’entraînement mental, agir avec la complexité dans lequel il écrit : quelques considérations sur les techniques actuelles d’information et l’éducation. Se passionne pour la conception des sites sur le web.
2004 dernier séminaire de lecture à Genève. Entreprend la rédaction du dictionnaire des mots mal aimés et l’édite sur le réseau au fur et à mesure.
2005 mort de sa mère âgée  de  92 ans. Dernière animation d'un atelier de rédaction à Genève.
2006 en retraite, apprend laborieusement à ne rien faire, tente de se retrouver en ataraxie, bref : la vie et rien d'autre !
2007 s'installe à La Rochelle, ville dont le logo officiel est "belle et rebelle".

2013 "La mer, le vent, la province me poussent au silence. Fini de ces frustrations qui me faisaient crier. Mes cris sont devenus domestiques. Je travaille de mes mains. Je navigue. Je reste le nez dans le vent. "