la lecture rapide

lecture visuelle

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Améliorer la lecture linéaire visuelle.

Nous lisons en moyenne à une vitesse inférieure à 250 mots/minute, ce qui est assez faible : de nombreux lecteurs efficaces lisent à 900 mots/minutes ou plus. Quels sont les freins à la vitesse de lecture ?
  Bien sûr la mise en page, la typographie, la ponctuation parfois erratique et les erreurs d’orthographes nous freinent sans que nous puissions agir sur la cause de ces ralentissements. En revanche les efforts que nous faisons pour ralentir, en espérant par exemple une meilleure mémorisation ou en ayant le sentiment de ne pas avoir compris sont d’une suppression possible.
L’œil ne lit que lorsqu’il est à l’arrêt. C'est-à-dire durant 90% du temps de lecture. Nous percevons un groupe de mots correspondant à une « fixation ». Même s’il y a quelques inexactitudes pour certains, on peut considérer ce mécanisme comme un réflexe. Le fait que certains lisent plus vite que d’autres en lecture intégrale du texte tient donc à la largeur de la fixation, donc la quantité de mots perçus d’un seul coup d’œil.
En pratique pour une colonne de journal par exemple il faut s’entraîner à la percevoir d’un coup

La subvocalisation

Nous avons appris à lire à haute voix et pris l’habitude de prononcer les mots dans notre tête en lisant. Un crayon de bois tenu à la hauteur des cordes vocales vous convaincra aisément du phénomène. Ce mécanisme freine considérablement la vitesse de lecture. Les grands lecteurs qui ne subvocalisent pas ou très peu lisent à plus de 900 mots/minutes. Ce qui tend à conforter l’avis des fondateurs de la lecture rapide qui pensent que ce mécanisme n’est pas nécessaire à la compréhension. Mécanisme devenu presque réflexe, il est très difficile à supprimer à l’âge adulte, au moins peut-on se fixer comme règle de ne pas subvocaliser volontairement.

Supprimer les retours en arrière

Une timidité de la pensée, une incertitude, un manque de confiance dans les capacités de notre cerveau et de mauvaises habitudes acquises, en général par l’éducation, font que notre lecture est émaillée de nombreux retours en arrière. L’œil s’arrête, revient en arrière… et l’on constatera que le sens était évident deux lignes plus loin. C’est que les textes, sauf les exposés mathématiques, sont très redondants et que, comme le dit Alain, « C'est la phrase qui explique le mot » et le sens de la phrase est dans le paragraphe. Faites donc l’expérience de vous interdire tout retour en arrière, vous y gagnerez en vitesse, en habileté et en confiance en vous.

Relaxation visuelle (méthode Bates, présentée par Robert Bonnin)

Clignement des yeux
Il faut le pratiquer le plus souvent possible : pour mettre en mouvement les yeux, leur accorder de l'intérêt et surtout lubrifier la cornée.
Le clignement doit être très léger mais au début il peut être utile d'alterner un clignement ferme avec un clignement léger.
Bailler
Bailler permet de se détendre et de produire des larmes, c'est un exercice que l'on peut faire régulièrement et souvent.
Vision nucléaire
C'est une façon de voir non globale et non statique, mais en regardant une petite surface à la fois avec un mouvement rapide de balayage.
Palming et visualisation
Mettre les paumes sur les yeux sans appuyer, respirer lentement et progressivement le noir sera plus noir et signe d'une meilleure détente.
Puis avec l'expérience on peut finir en visualisant un paysage que l'on aime particulièrement.
Exposition des yeux au soleil
Il ne faut pas avoir peur de la lumière vive au contraire. Regarder vers le soleil ou vers un éclairage fort en fermant les yeux.
Coup d'oeil
Jeter un oeil rapide sur quelque chose puis fermer les yeux et observer ce qui reste de cette perception. Progressivement développer la mémoire visuelle immédiate.
Aimer voir flou
Identifier son espace de netteté. Apprendre à regarder en prenant conscience, dans l'ordre, du mouvement, de la couleur, de la forme et de l'espace.
Il y a peu de situation où voir net est indispensable.
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